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mardi 17 mai 2011

D'autres videos de dimanche !

Voici 2 autres vidéos de notre dimanche de grimpe intérieur.


François dans la 5.9 du mur de lead


Cath dans le même mur de lead

lundi 16 mai 2011

Les plans changent, mais le fun est toujours là!!!

Cette fin de semaine, nous avions planifié une fin de semaine de grimpe dans les Adi mais la météo était contre nous : Val David, Montagne d’argent, Coaticook, etc… partout, la pluie s’était installée pour quelques jours. Nous avions gardé une option pour une pratique d’auto sauvetage a l’Ile St Helene car il ne devait pas pleuvoir avant la fin de la matinée, mais même la, nos plans ont du changés.

Finalement, nous avons opté pour une journée brunch, grimpe intérieur et bière pour finir la journée. Une super belle journée avec beaucoup de fun et plein d’idée pour nos projets a venir. Celui en cours de finalisation est une fin de semaine a Kamou de 3 jours avec location d’un econoline 8 places ! Comme dirait Cath, ça va être malade ;)

Beaucoup de vidéos a venir sur cette journée mais en voila déjà 2 ;)



Catherine lead une voie


et francois travail son projet ;)


vendredi 15 avril 2011

C'est la saison des sucres et de l'escalade de roche !!!

Dimanche, nous nous sommes organisés une belle journée : 14 grimpeurs dans une cabane à sucre finissent à coup sûr sur une paroi. L’heureuse élue était la paroi de Rigaud, car la journée était pas mal avancée. Mais j’ai beaucoup aimé ma journée : beaucoup de manip dans cet après-midi : quel plaisir de se retrouver suspendu en rappel pour installer un relais, rappeler la corde pour redescendre en rappel. J’adore VRAIMENT ça ;) 



 
Une belle table 

 
On vois le desire dans le visage a Cath ;)

 
François, Thomas et le "Père Noel"

Marie Hélène en profite visiblement !


Et thomas aussi ;) Ahhh le sucre ;)



mercredi 16 mars 2011

La sécurité !!

La sécurité, ça me tient à cœur!!! Alors quand on voit des gens prendre des risques (faire du solo, marche en montagne non encordée, se promener au bord du parois sans aucune protection, ne pas prendre le temps d'apprendre a utiliser un Gri-gri, etc…), je ne peux que réagir fortement ;)



Je préfère grimper en gardant une bonne marge de sécurité : a chaque fois que l'on se dit « ça devrait être correcte » ou « ce n’est pas si pire que ça » ou « y‘a rien la » ou quelques choses du genre : c'est réduire les risques par abus de confiance. C'est la première étape vers un accident ou un incident. Il est surement préférable de se dire que les éléments sont hostiles et que nous pouvons faire une erreur. On doit mettre toutes les techniques possibles en œuvre pour réduire les risques au maximum. Et si les techniques manquent, on les apprend... si on s'en souvient plus, on les révise… si nous manquons de temps pour les mettre en œuvre, on doit revoir nos plans pour la journée, et si on trouve que ces techniques nous prennent trop de temps, c’est que nous ne les avons pas assez utilisées. Mais ce n'est pas une option de ne pas les utiliser.

En termes de sécurité, il est préférable d’en faire trop que pas assez ;) Les gens qui ont eu des accidents n’ont jamais prévu de se planter, c’est arrivé contre leur gré. Le facteur humain reste, à mon avis, le maillon faible : les accidents arrivent à cause de mauvaise décision, un manque d’organisation et une situation défavorable mal gérée. Mais je pense que le manque d’expérience peut être compensé en restant critique, alerte et organisé ;)

Ça fait du bien !!!! :)

lundi 14 mars 2011

Peut-être la dernière journée de glace !

… mais ne gâchons pas notre plaisir : c’est la saison de roche qui commence très bientôt ;)

10 grimpeurs avides d’émotions se sont lancé à l’assaut de la montagne d’argent armés de leurs piolets Petzl ou Black Diamond !! La glace était mouillée à la Montagne d’argent, mais on a eu un fun certain. On a pratiqué le lead de glace, la grimpe sans piolets et l’expérience était plus que positive !!

Thomas c’est frotté à la glace : il a bien aimé, mais assez dur sur les bras. L’important, c’est d’en sortir avec un sourire et c’était le cas ;) On va se pratiquer sur la roche très très prochainement Tomy ;)

La journée s’est terminée avec une tartiflette (spécialité de la haute Savoie), du Bailey fait maison par Hugo, un gâteau double chocolat de Francois, le vin de Bernard et Valerie, la tarte de Nora et la salade de Cath et l’ingrédient final pour une belle soirée : énormément de fun.

J’ai hâte à la prochaine sortie! Préparez-vous calendrier, les propositions s’en viennent ;)

Cliquer ici pour voir l'album photo et voici quelques photos

 
Cath et Alex

 
François


Tomy et son beau sourire :)


Cath en pleine action


Ahhh que c'est beau ;)


Mimi s'amuse avec des Reactor 


Les plaisirs du rappel 


Bernard avec des maudits piolets Petzl ;) :)

 
Hugo surgit !!!

 
Hoooo la belle photo


Thomas se prépare a piocher

 
Pas facile à apprivoiser des crampons


Mais il y arrive 

 
La tartiflette est prête !!


Patate, Fromage, Lardons, Crème !!! 
Hummm, avec ce genre de menu, on retourne a des 5.7 ;)


Belle ambiance, non ?

Moi j'adore en tout cas !!! :)

mercredi 29 décembre 2010

vendredi 3 décembre 2010

On ne grimpe pas seul

Une bonne séance de grimpe hier soir. Plusieurs apprentissages! Les grimpes se suivent mais ne se ressemblent pas. Le 1er événement arrive lors d’une chute de 30 pieds au bas mot (32-33 pieds à mon avis). Une longue chute!! Ma plus longue depuis que je fais du lead. Comme à mon habitude, après chaque grimpe en lead, je ne mousquetonne pas la dernière dégaine et je chute. Pourquoi? J’aime ça!! Mais aussi, je ne veux pas avoir peur de chuter, alors je m’expose. J’étais à 5 pieds de mon assureur (qui lui a monté jusqu’à la 1re dégaine) lorsque j‘ai chuté. Pourquoi cette chute était plus longue que d’habitude ? Il y avait sûrement un peu plus de mou dans la corde. Je trouve que ces chutes en fin de voie sont plutôt une saine habitude, car elle permettent, en autre, de connaître la limite du binôme (le couple grimpeur/assureur) dans un cadre sécuritaire. Beaucoup de paramètres déterminent si une chute sera sécuritaire : la différence de poids, la distance entre l’assureur et le mur, le mou dans la corde, la longueur de corde sortie, les caractéristiques techniques de la corde, la distance entre la dernière dégaine et le grimpeur, l’assurage plus ou moins dynamique de l’assureur, etc. Chuter en variant les paramètres permet d’acquérir un répertoire de chutes connues comme sécuritaires et d’autres comme limites. Cette chute était dans la catégorie « limite ». Un employé de Allez-Up m’a semblé se questionner sur ce qui venait de se passer. Il est allé voir un autre employé qui était à côté de nous, puis est venu nous voir. Il nous a demandé si on pratiquait de grosses chutes et de faire attention à la différence de poids ;). Il nous a dit également que cela pouvait « effrayer les gens autour ». Hummm effrayer?? Il faut dire qu’il y avait un groupe organisé qui, visiblement, essayait l’escalade pour la 1re fois. Donc, le message était que ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour pratiquer ce genre de chute. Je n’ai pas vraiment considéré la présence du groupe, mais c’était un bon commentaire. Soyons attentifs à ce qui se passe autour. Mon assureur a tout de même vérifié qu’il était correct de pratiquer ces grosses chutes dans le cadre du fonctionnement d’Allez-Up, auprès de Nicolas et la réponse était : oui! À condition que ça reste sécuritaire. Ce que nous respectons sans aucun doute!! On se parle à chaque fois que l‘un de nous a un doute.

Un autre exemple : je grimpe une 5.10A sur le mur de lead (en devers). En arrivant dans le toit, comme à mon habitude, je ne mousquetonne pas la dernière dégaine et je regarde mon assureur pour lui faire comprendre que je vais chuter pour finir ma voie. De mon point de vue, tout est sécuritaire et je chute! La chute se passe sans problème et quand je regarde mon assureur, je le vois par-dessus une fille qui assurait sur la voie d’à côté! En arrivant en bas, il me dit qu’il m’avait dit non à la chute, car il se doutait qu’il allait arriver sur l’assureuse! Je n’ai rien entendu. Encore là, j’aurais peut-être dû mieux évaluer la conséquence de ma chute : mon assureur est invariablement ramené dans la direction de la 1re dégaine et lève du sol lorsque je chute. Cela peut entraîner mon assureur sur une autre personne si celle-ci se trouve sur le chemin. C’est quelque chose que j’aurais pu prévoir.

J’ai également réalisé que la communication entre assureur et grimpeur à 48 pieds de distance peut-être problématique. Nous avons décidé que nous allions utiliser un signe de tête pour signifier s’il est prêt ou non à assurer ma chute de fin de voie. Il y eut d’autres enseignements dans cette soirée : l’engagement que des voies peuvent demander (exemple : dans la 5.10A entre la 4e et 5e dégaine) versus notre aisance dans ses passages exposés dans le cadre d’un gym. Mais ça fera l’objet d’un autre petit article ;)

Comment je me sentais après cette soirée ? Disons que j’avais le sentiment que je devais être plus attentif à ce qui se passe autour. Je dois prendre le temps d’évaluer les situations, pas seulement dans notre contexte grimpeur/assureur, mais aussi dans un sens plus large, en incluant les gens qui grimpent et assurent autour de nous, voire même dans un contexte de gym d’escalade.

Voilà !

vendredi 26 novembre 2010

Tu me fais tourner la tête !

Nous sommes samedi soir, je viens de revenir du Lac Larouche avec mes compagnons de grimpe. Une belle journée! Mais une petite histoire est arrivée ;) Je dirais que cette histoire est pour moi la plus importante depuis le début dans la catégorie « cascade ».

Cette histoire pourrait débuter par « il était une fois (il y a une semaine), chez Allez-Up, un gars qui montait en lead et qui, à ma grande surprise, suite à une chute, c'est retrouvé la tête en bas. Son pied s'était pris dans la corde et l'avait fait basculer ». J'étais tellement surpris de voir ça! J'avais bien entendu été sensibilisé lors de mon cours de lead sur ce danger. Et je savais comment éviter que cela arrive (le grimpeur doit faire attention au passage de la corde derrière ses jambes, l'assureur vérifie le passage de corde). Mais le voir de mes propres yeux, j'étais impressionné. Et je me disais que cela ne m'arriverait sûrement jamais, car moi, je sais!!! Je sais ce que je dois faire pour éviter cette situation ;) Quelle prétention!!


 En arrivant samedi matin au lac Larouche, nous décidons de commencer une 5.8 avec un petit surplomb. La voie est longée par une belle fissure : quelle invitation pour une petite aventure en trad. Donc, je propose de commencer la grimpe. François m'assure. Je pars confiant et assez content : je n'avais pas fait de trad depuis un peu moins de 2 semaines, ça me manquait! Je trouve la voie super agréable : on doit prendre le temps de trouver les petites prises de pied et oser également un peu d'adhérence. J'arrive en dessous du surplomb. Je sais que ce sera la partie délicate de la voie. Mes 2 derniers coinceurs sont solides et j'évalue ma situation en cas de chute : j'ai un vide d’environ 20 pieds en dessous de moi avec des « steppes » de 4-5 pouces sur les côtés (la voie est en forme de V très ouvert). Je me sens assez confiant en cas de chute, mais je décide d'installer une dernière protection au-dessus de ma tête : un excentrique. Je le place à la base du surplomb, je peux donc le mousquetonner avant de m'engager : ça me rassure encore plus. Je tente donc un premier passage. Les prises, dans la fissure, sont franches et s'abordent en « Dülfer». Je progresse bien, mais je m'éloigne pas mal de ma dernière protection. Je ne vois aucune possibilité de libérer une main pour placer une autre protection. J'ai vraiment pas envie de chuter : c'est drôle comment, quelques minutes avant, la chute sur une protection ne me dérangeait pas, mais maintenant, en étant 4 pieds au dessus ma protection, je suis plus nerveux. Je suis tout de même proche d'être capable de me rétablir au-dessus du surplomb, mais il me manque une prise de pied et une 2e bonne prise de main pour me hisser. En haut du surplomb, je suis dans une situation précaire et je ne trouve pas la solution. J'arrive in extremis à dégrimper et je me retrouve à sec sur mon excentrique. Je souffle quelques minutes. Je me souviens avoir dit à voix haute « OK, là... j'ai vraiment la chienne!!» : formule élégante manifestant ma détresse ;) Je décide d'installer une protection encore plus haut (vraiment à bout de bras) en me disant que j'allais essayer de la mousquetonner lors de ma progression sur le surplomb. 2e tentative et.... c'est encore un échec : la dégrimpe est encore motivée par une crainte de chuter sur le coinceur. À ce point-ci, je me dis que c'est très fatiguant cette peur. Que ça m'empêche de finir cette voie. Elle ne doit pas être si difficile tout de même : il ne me manque peut-être qu'un peu d'audace, celle qui me permettrait d'oser m'engager au risque d'une chute, mais après tout, j'ai des coinceurs : c'est leur travail de me protéger. Si je ne peux jamais leur faire confiance, alors je devrais, peut-être, retourner faire de la moulinette, dormir dans un chalet lorsqu'il fait froid plutôt que de dormir dans ma tente, arrêter de grimper quand il fait moins de 20 degrés ;) ( c'est une blague les ami(e)s )


Je pense... non, je suis persuadé que c'est un passage obligé de chuter sur des coinceurs. Il faut bien sûr évaluer la situation. Si on se retrouve juste au-dessus d'un petit plateau, et qu'il y a risque de contact, on doit éviter cette situation et redescendre. De plus, il se peut que la chute déloge un coinceur. Il est donc préférable de garder une marge de sécurité, car la chute peut être plus longue qu'en «sport». Il faut également être conscient que l'efficacité d'un coinceur est directement liée à la qualité de son placement et à la solidité de la roche, des paramètres que nous contrôlons jusqu'àun certain point. Et c'est ce que j'ai évalué avant de décider de réessayer une troisième fois. C'est bien connu, la troisième fois c'est toujours la bonne!! :)  Mes protections, à ce point-ci, étaient : un excentrique no 8 (10 kN), une nuts no 10 (10 kN) et une troisième dont je ne me souviens plus le type. Mais j'étais confiant de leurs placements!


Donc, c'est parti ! Je pars en me disant que c'est la bonne. J'arrive à la position inconfortable. Je suis 4 ou 5 pieds au-dessus de ma dernière protection. Je me dis que je dois y aller, m'engager. Je ne veux pas encore rester coincé là. J'essaie de monter mon pied droit plus haut pour me hisser encore plus... je déplace mon corps au-dessus de mon pied et je pousse sur ma jambe… Et là.... je tombe! Au début la chute est normale. Mais rapidement, ça se gâte !! Et le pire, c’est que je suis très conscient de tout ce qui se passe. Je sens mon corps passer la tête en bas et continuer à tomber. Une longue chute... Je tape ces mots et je sens mon cœur qui accélère. Je revit l'espèce de frayeur, mais aussi je pense, l'excitation du moment. Je n'ai jamais imaginé pouvoir me faire mal lors de la chute. Une fois la chute arrêtée, je me suis presque immédiatement redressé. Merci Mr Newton :) Ouf, que d'émotions!!! C'est assez hallucinant. Tout se passe tellement vite. Évidemment, mon assureur, et les autres grimpeurs autour, se sont inquiétés de la situation, mais tout était correct. Une belle chute, une cascade sans conséquence. Immédiatement après, je me suis demandé si j'allais la réessayer. Pour moi, la situation était toujours aussi sécuritaire, voir plus. Mon coinceur est béton ;) Mais une certaine nervosité était apparue quelques minutes après la chute. Je me suis dit qu'il était temps de faire une pose et boire un bon café en repensant à tout cela. Le café était super bon ! J'étais très content d'avoir vécu cette situation sans blessure !!

Alors, que c'est-il passé ? Car après tout, on doit toujours passer par ce moment de questionnement quand quelque chose arrive. Ça permet de comprendre l'enchainement des événements qui mènent à des situations anormales. Mon explication : toute mon attention était focussée sur la résolution de mon problème, arriver à me redresser à la sortie du surplomb. Et j'en ai oublié une règle de base de la grimpe en lead : faire attention au passage de la corde derrière la jambe!! Bien mauvais moment pour oublier ce genre de règle, car le risque de faire une chute augmentait à chaque tentative. Mes forces diminuaient progressivement. Donc, à mon avis, cette chute n'était pas une erreur, mais plutôt un risque évalué. La position « tête en bas» était une erreur due à un manque d'attention, elle-même due à une difficulté technique peut-être trop haute, pour moi, en trad ;)

Une expérience de plus!! :)

dimanche 21 novembre 2010

Grimpe d'hiver, fondue savoyarde et camping d'hiver

Grimpe dans la neige, une fondue savoyarde, camping d'hiver et pour finir, bataille de neige avec les enfants. Pas de doute, une super fin de semaine.
J'en veux d'autres comme ça !!!

Les enfants au moment du dodo dans leur sac de couchage -20 degrés ;)... il a fait -12 degrés dans la nuit !!


Une belle expérience pour eux (et pour moi), ils sont ravis de leur nuit. Et pour preuve, leurs sourires au reveil : 


Et pour les autres photos :


mercredi 17 novembre 2010

La sérénité est-elle un fantasme ?

Je grimpe en premier de cordée à l’extérieur depuis quelques mois, en apprenant sur le tas. J’avais acquis pas mal d’informations dans des livres, en discutant avec d’autres grimpeurs et il faut dire que dans mes pratiques, j’avais un coach aux pratiques très sécuritaire (merci François ;) ). Je pense que ma grimpe la plus forte en premier de cordée à l’extérieur est 5.9. La saison extérieure de grimpe se finissant petit à petit, j’ai fait le cours de premier de cordée chez Allez-Up. Je voulais, évidemment, pouvoir grimper en premier de cordé à l’intérieur, mais aussi parfaire mes connaissances sur ces techniques de grimpe et je ne le regrette pas. J’ai appris l’importance (et la difficulté) d’assurer correctement en premier de cordée. J’ai pris conscience de l’importance d’être un assureur vigilant. L’assureur doit réagir de la bonne manière et au bon moment (pas trop tôt, pas trop tard), en cas de chute. Évidemment, il devra stopper la chute, mais il devra aussi le faire de la façon la moins douloureuse pour le grimpeur. Faire attention de ne pas « sécher » (stopper de façon brusque) le grimpeur dans sa chute. Comme grimpeur, on apprend lors de ce cours, les bonnes manières de grimper en lead, les erreurs à éviter (Z-Clip, Back-Clip par exemple, quand mousquetonner la corde, etc.). Je dirais que ce cours m’a ouvert les yeux sur beaucoup d’aspects de la grimpe en premier de cordée que je n’avais pas réalisés en pratiquant à l’extérieur. Autrement dit, je trouve que le cours a joué son rôle de transfert de connaissance technique (le comment), mais également sur les raisons de ces techniques (le pourquoi).

Fort de ce bagage, et après 2 sessions de grimpe à l’intérieur, les apprentissages sont nombreux. La technique (le comment) prend la place qu’il se doit. On l’utilise à tout moment et les gestes finissent par devenir automatiques. Il est donc très important de faire les bons gestes dès le début. Le mental est un autre aspect qui revêt une énorme importance. Il est à mon avis, et avec ma courte expérience, une source possible de gros problèmes et des meilleurs enseignements. Il est important d’avoir un temps de réflexion après une grimpe (autant comme assureur que comme grimpeur). Parler ensemble de ce qui a bien et moins bien été. Tout cela dans le but de s’améliorer et de faire de nous de sages grimpeurs ;)

Après quelques sessions de grimpe, je dirais que le mental a été notre source d’enseignement la plus intéressante. Vous pourriez me dire « le mental, c’est bien beau, mais après tout, la grimpe n’est que question de capacité musculaire, non ???? » Pas vraiment !!! (J’aime le ton de cette phrase ;) ) Et voici un exemple : je suis dans la 5.9 du mur de premier de cordée. C’est la voie la plus simple sur le mur en devers réservé au premier de cordée. J’ai envie de faire cette 5.9 sur le mur de lead car, chez Allez-Up, c’est comme grimper le Mont Washington ;)… Il y a aussi, sur ce mur, plusieurs ‘Mont-Blanc’ et quelques ‘Everest’ ;). Donc, je suis sur ma 5.9 avec un gros devers et je suis proche de la 5e dégaine. Je sens que mes bras sont pompés, mais surtout je suis nerveux. Peut-être la nouveauté; on regarde ce mur de loin quand on commence à grimper chez Allez-Up, en se disant que ce n’est pas encore pour nous. En tout cas, le fait est que là, je suis dedans : accroché à mes prises avec quelque chose qui ressemble un peu à l’énergie du désespoir ;) !!! Je sens que ma grimpe dans cette voie risque de se terminer bientôt. Pour atteindre ma 5e dégaine, je dois monter encore plus loin, m’engager un peu plus, risquer une plus grosse chute. Et quel est mon réflexe? Je reste dans la situation qui me semble la plus stable; l’endroit où je me trouve (légèrement au-dessus de ma 4e dégaine). Je prends 3 - 4 secondes pour évaluer la situation. Je me fatigue ;). Je dois passer à l’action rapidement. Je me décide et je prends beaucoup de mou sur la corde, car je suis loin de la 5e dégaine. J’ai les jambes qui tremblotent et je sens mes forces m’abandonner. Je suis maintenant dans une situation délicate; j’ai beaucoup de mou sur la corde et je dois absolument mousquetonner. Je deviens nerveux. Dans ce genre de situation, on se doit de réussir, car chuter à la 4e dégaine avec beaucoup de corde, c’est comme chuter à la 3e (voir la 2e) dégaine. C’est vraiment pas une bonne idée. Et avec 40-50 livres de différence avec mon assureur, c’est encore moins une bonne idée (je devrais peut-être engraisser mon assureur, hum, je vais y penser ;) ). Finalement, je finis par mousquetonner ma 5e dégaine, mais nous avons tous les deux eu des sueurs froides. Je suis conscient des risques que j’ai pris. Mon assureur, au moment où j’ai beaucoup de mou, ne peut pas faire grand-chose pour s’assurer que je ne touche pas le sol en cas de chute.

Comment éviter cette situation? Une réponse serait : en suivant les enseignements du cours qui dit que l’on devrait avoir la dégaine entre les yeux et les hanches pour mousquetonner. Une autre réponse pourrait aussi être : savoir reconnaitre quand nous devrions arrêter une grimpe (à bout de force, une difficulté vraiment trop grande pour notre technique). Je voulais avant tout, avoir une chance de finir cette voie, mes motivations peuvent être dangereuses si elles me rendent aveugle aux dangers.

Il faut rester lucide en tout temps afin d’être capable d’analyser la situation dans laquelle nous sommes et/ou nous allons nous retrouver. Si on s’aperçoit que nous prenons des risques, il est important de savoir prendre un temps de réflexion (se mettre à sec). Parler de la voie avec notre assureur, avant  et pendant la grimpe, est également une bonne idée : reparler des enseignements des dernières grimpes, raviver des souvenirs plus ou moins glorieux nous rappellera qu’elles sont les limites que nous ne devrions pas dépasser, de communiquer nos intentions afin que notre assureur puisse mieux se préparer.

Dans une de mes premières grimpes en premier de cordée, j’étais dans une 5.7 avec des prises placées de façon très étrange pour moi et j’y étais très inconfortable. En fait, j’avais une réticence à m’engager dans une portion que je savais « pas naturel pour moi ». Et je me suis demandé ce que je pouvais faire pour résoudre mon problème. En faite, je devais me forcer à chuter, car ma peur de tomber était la raison qui m’empêchait de m’engager. Pourtant, lors du cours de premier de cordé, nous avons pratiqué les chutes sans que cela me dérange. Et plus la chute est grande et plus elle est exaltante ;) Je pense donc que, ce qui me manque, est l’habitude de ‘voler’, avoir confiance dans la chute (et ce n’est pas celle en mon assureur qui me fait défaut, car j’ai déjà pleinement confiance ;) ). Donc j’ai dit à mon assureur François que j’allais grimper jusqu’en haut de la voie sans mousquetonner la dernière dégaine et chuter. Je voulais vaincre ma réticence à chuter, afin qu’elle passe, que cet acte devienne banal. Je l’ai fait 2 ou 3 fois et depuis, je le répète au moins une fois à chaque séance de grimpe (sur un mur vertical, pas un devers). Je suis sûr qu’à la longue, cet exercice me permettra d’augmenter ma confiance envers les chutes et me permettra de m’engager dans des sections difficiles avec confiance et sérénité et c’est, je pense, un préalable si je veux pouvoir aborder des voies plus difficiles en premier de cordées.

Et j’en reviens au titre de ce billet : « La sérénité est-elle un fantasme ? » J Nous verrons bien !!


lundi 15 novembre 2010

Clinique d'auto-sauvetage de Chamox

Une belle journée pour pratiquer ce que nous ne pratiquons vraiment pas assez !

Nous sommes maintenant des pros du sauvetage du premier et du second de cordée. J'ai commencé à résumer les 2 procédures, mais ça prend du temps 




samedi 13 novembre 2010

Photos du Lac Larouche

Une superbe journée d'escalade aujourd'hui : soleil et même petite chaleur! Un peu de trad avec grosse émotion et moulinette au programme. Des voies intéressantes!

mardi 9 novembre 2010

Une fondue savoyarde pour souligner la fin de la saison!


Plusieurs mois de grimpe d’été, tant de plaisir. Il paraît que « Toute bonne chose a une fin ». J’hais cette expression ! Mais on m’a dit dernièrement, que les choses ne disparaissent pas mais se transforment. Je préfère cette idée ;) (Quoique… ça dépend).

Alors que devient notre grimpe d’été extérieure en automne ? De la grimpe d’automne extérieure ! La température est douce, parfois fraîche (trop?). Dans tous les cas, les insectes sont discrets et le paysage est magnifique ! Par contre, les parois sont plus humides et les doigts plus sensibles à cause du froid. Mais un autre dicton dit qu’il faut souffrir pour être beau ;)

Que devient la grimpe d’automne extérieure en hiver ? De la grimpe intérieure (ou de la grimpe de glace ou de l’alpinisme… Hein, François et Bernard ?). Nous serons privés de nos sorties estivales pour quelques mois. Ça me rend triste mais soyons positifs ! L’hiver est le moment de travailler le côté technique, de monter un peu notre niveau de grimpe, de prendre de la confiance dans un environnement un peu moins intimidant ! Pour un temps de grimpe égal, on peut généralement, accomplir plus de voies à l’intérieur qu’à l’extérieur (moins de manipulation et de préparation). Donc, mettons à profit ces quelques mois d’hiver et préparons-nous pour nos ambitieux projets de grimpe 2011.

Mais quittons notre terrain de jeux extérieur avec une activité qui soulignera cette «transformation» : une fondue savoyarde ;) Ce sera la fin de semaine du 20-21 novembre. Jusqu’à maintenant, nous sommes 8 ! Espérons que le temps sera avec nous. Au programme : fondue savoyarde, gages (une tradition lorsque l’on échappe notre morceau de pain), camping par temps froid pour les plus intrépides (pour les gars de Trad bien sûr ! Les autres pourront s’essayer, mais votre fragilité vous ramènera sûrement au chalet pour finir la nuit au chaud ;)), peut-être de la grimpe et/ou une petite randonnée, un verre de vin et/ou un chocolat chaud… Tout est permis!!!  La seule obligation : avoir une super fin de semaine ;)



dimanche 7 novembre 2010

Pas toujours raisonnable ;)

Une fin de semaine de camping et d’escalade à la fin octobre : voilà qui pousse l’escalade dans un contexte différent : la température oscille entre 0 et 5 degrés le jour et tombe à -5 degrés la nuit. Nous sommes 4 à tenter l’expérience. Une certaine excitation m’habite : 2 jours à l’extérieur, 2 jours de grimpe et une nuit dans des conditions que je n’ai jamais expérimenté, mais aucune inquiétude : après tout, j’ai déjà fait du vélo à -38 degrés avec le facteur vent. Dormir une nuit à -5 degrés ne devrait pas être si difficile. La confiance peut rendre aveugle? Absolument!  Premier constat!

Nous partons de Montréal samedi matin dans une auto ultra chargée : 4 personnes, 4 tentes, 4 sacs d’escalade, 4 sacs de couchage, 4 tapis de sol, etc..., etc... Heureusement, les attributs de l’auto à François permettent le chargement de ce qui assurera notre survie pendant ces 2 jours à la belle (et fraîche) étoile. 

Une auto pleine !

Direction, la Montagne d’argent! Un terrain de jeu qui vaut la peine d’être connu : plein de services pour un prix plus qu’intéressant : espace généreux pour les tentes avec plate-forme, douche, toilette, sauna, bois à volonté, site accessible, belle grimpe, chalet pour les plus frileux (moyennant frais supplémentaires) tout cela, pour un prix aussi bas que 55 $ par an pour une famille ou 30 $ par an pour une personne.

Après 1 h 45 de voiture, nous voici arrivés. La décision est prise de remettre l’installation de nos tentes à plus tard et de grimper sur-le-champ. Il fait environ 5-6 degrés et il est 11 h du matin. Nous partons à la recherche, dans la topo, d’une voie adaptée à nos désirs et à la situation : une 5.7 ou 5.8 semble raisonnable et une multi-longueur représenterait un intérêt certain pour quelques-uns d’entre nous. Notre choix est fait : ce sera le secteur du fou ! Nous aurons 2 cordées de 2 personnes sur 2 voies sports parallèles qui se rejoignent sur un plateau avant d’attaquer la 2e longueur : une 5.9 mixte... Parfait!!!

Le départ de la 1er longueur

Le départ demande à nos corps de se frayer un chemin dans les 2 premiers mètres avec une combinaison de légères contorsions. La première longueur est facile tout de même et on se retrouve sur le 1er plateau pour notre repas : il ne fait pas chaud, mais nous sommes tous bien contents d’être là.

La fameuse traverse !

Le temps est venu d’évaluer la seconde longueur : une 5.9 en mixte, donc quelques plaquettes, mais pas assez pour être sécuritaire. Surtout qu’il s’agit d’une traverse qui semble « joyeuse » au possible. Une première tentative est faite : la traverse ne sera pas facile : l’adhérence, dont certains de mes compagnons de grimpe (hein francois... ;) )abusent régulièrement, est absente aujourd’hui. Et sans elle, cette traverse, sans réelle « bonne prise » de pieds est, sans contredit, casse-gueule. Le départ nous offre deux plaquettes, mais le mousquetonnage de la 2e dégaine est exposé! Pour cause, une coulisse d’eau rend l’adhérence impossible et un petit gratton humide pour le pied gauche se trouve à être la seule option viable : autrement dit, rien de très stable. Après 4 ou 5 tentatives, je décide de tenter ma chance à mon tour. Pourquoi je voulais la faire ? Je me le demande encore, car ce n’était pas vraiment raisonnable ! Je concède que je ne suis pas la personne la plus raisonnable !  Mais il y a, je pense, une autre explication : la difficulté n’est pas d’ordre technique : c’est une 5.9 qui semble joyeuse comme je le disais. De façon moins imagée, les prises de main semblent bonnes, elle nécessite une gestuelle intéressante et l’exposition est moyenne à 1ère vue (exposition étant, pour moi, le risque aux incidents ou accidents). Mais l’exposition est souvent sous-évaluée du pied de la paroi; une fois rendus dans le cœur de la voie, les problèmes sont, assez souvent, plus complexes. ;) Les premières tentatives ont été difficiles et c’est ce qui m’attire à essayer cette voie : l’opportunité de faire face à des problèmes, à une exposition que je devrais affronter, sans savoir vraiment si j’abandonnerais ou non (mais à ce point-ci, ce n’est pas important). Je veux me retrouver dans la situation ou je devrais me faire confiance et essayer un déplacement qui m’exposera à un certain risque de chute.

Beaucoup à dire sur le sujet, mais je vais essayer de garder le fil de mon histoire ;).

Je commence donc la voie : les 2-3 premiers pas sont agréables, mais la fameuse exposition se fait sentir après le mousquetonnage de la 1ère dégaine : la deuxième est loin. Peut-être qu’en été, l‘exposition est faible, mais avec une paroi humide, c’est drôle comme tout devient plus difficile. Je pose deux protections : un excentrique et un mécanique entre la 1ère et la 2e plaquette, question de ne pas dépasser ma limite d’exposition (risque d’accident ou d’incident). Et malgré ces protections, 2 chutes assez rudes ont failli avoir raison de moi : chuter entre la 1ère et la 2e plaquette n’est jamais une bonne idée.

Alors, je fais quoi ? J’arrête, la voie gagne, et je serais déçu ? Ou alors je réessaie ? Chaque chute est due à une hésitation : je ne m’engage pas dans le dernier mouvement qui me permettrait d’installer la 2e dégaine et de mousquetonner ma corde. La position est précaire : les chutes ne peuvent être arrêtées par mon assureur, je suis trop haut au-dessus de ma 1ère dégaine avec trop de corde sortie!! La seule option, à ce point-ci, si je veux sortir de cette voie avec un acquis, un bagage de plus, une expérience plus positive, sera de tenter le mouvement, de prendre du mou sur la corde pour mousquetonner la deuxième dégaine malgré l’augmentation du risque (un contact avec le sol, dans les limites acceptables).
Après tout, je ne suis qu‘à 10-12 pieds du sol environ et sur une dalle (bon c‘est vrai que la chute risque de me râper généreusement). Mais je me dis que ça fait partie de l’escalade aussi : apprendre à surmonter nos peurs, conséquences toutes naturelles d’un risque auquel on s’expose. Ce risque n’étant pas fatal, il est raisonnable de s’y exposer : on contrôle la peur et on progresse dans notre voie, mais surtout, on repousse nos limites. On pourrait dire : un petit pas dans une voie, mais un pas de géant pour le grimpeur ? ;)

Je finis donc par me retrouver face à face avec cette fameuse 2ieme plaquette : je suis haut au-dessus de ma 1ère dégaine, mais je me concentre sur la réalisation du prochain mouvement : mousquetonner la corde. J’aborde tout cela de façon décidée avec un petit avantage : j’avais installé la dégaine dans la 2e plaquette dans mes tentatives précédentes, donc  il ne me restait qu’à mousquetonner la corde. Facile! ;). Je demande du mou à mon assureur, je tire la corde et je sens que mes points d’appui sont précaires, mais j‘essaie de rester concentré sur la justesse de mes mouvements, et de mousquetonner la corde de façon optimale afin de réduire le risque au minimum. Et ça marche : le soulagement est soudain et palpable ;)

Malheureusement, le reste de la voie ressemble beaucoup au début : très difficile sans adhérence. Ce n’est plus très raisonnable : après environ 2 h sur la voie, il a fallu abandonner, car il se faisait tard et on ne voulait pas se faire prendre par la nuit tombante. Je descendrai en enlevant les protections une par une, et mon assureur ne la grimpera pas : je m’excuse encore. ;) Enlever les protections dans une traverse n’est pas chose facile, car à chaque fois que j‘enlève une protection, je me retrouve avec pas mal de corde sortie : mon assureur doit rapidement avaler la corde et je dois éviter la chute pendant ce temps, pas très facile sachant que l’adhérence n’est pas là. Cela a dû me prendre 30 minutes pour redescendre en enlevant les protections. Toutes les nuts étaient bien coincées, car j’étais «à sec» assez souvent : très difficile à déloger. Finalement, un grand soulagement m’habite à mon retour au sol.

Merci à mon assureur hyper patient!

Je suis finalement bien content d’avoir fait cette voie : j’ai sûrement rempli, un peu plus, ma réserve de confiance, mais il faut veiller à rester dans les limites sécuritaires. Ne pas être aveuglé par un surplus de confiance et se mettre dans des situations trop dangereuses. Voilà, pour moi, la morale de ma petite expérience dans cette traverse.

La suite de notre fin de semaine dans un autre article. ;) Je « parle » trop!!


vendredi 5 novembre 2010

Fin de semaine Camping - Escalade - Halloween

Et voici en grande primeur les photos de cette fin de semaine ! Au rendez-vous : neige, escalade, camping, rencontres et froid ;)

Cliquer sur l'album pour le voir plein écran



mercredi 3 novembre 2010

"Vivre, c'est tenter l'aventure sinon ce n'est rien"


Une phrase que je me ferai volontiers tatouer sur le cœur!

Vivons-nous une aventure tous les jours? Tout dépend comment nous abordons notre journée, notre travail, notre relation avec les gens que nous côtoyons. Sortir des sentiers battus est propice à vivre une aventure, une histoire qui sort de l'ordinaire. J'ai la conviction qu'une aventure devient marquante avant tout grâce aux gens qui nous accompagne : les récits d'aventures relatent les faits marquants, bien sûr, mais aussi, invariablement, apporte au premier plan les compagnons avec qui ces faits ont été vécus! Et ces compagnons ont une aussi grande importance que le fait finalement!

Chaque sortie d'escalade (eh oui, je devais faire le parallèle) est une aventure en soi : sortie en bonne compagnie, avec des personnes avec qui nous aimons partager. Ils seront, a un moment de la journée, nos assureurs : ils ‘tiendront ’ nos vies dans leur main (même si cet acte est devenu « banal »). Nous vivons, lors de la grimpe, des moments de stress, suivit de sourires et de rires quand la situation est derrière nous. Par exemple : cette belle traverse 5.9 mixte dans le 2e pitch d'une voie dans le secteur du fou : froid, mouillé, passage exposé et chute sur coinceurs nombreuses mais heureusement mon assureur était la, d'une grande patience ;)

Cette fin de semaine, à la montagne d'argent, les expériences étaient nombreuses (nouvelles voies, temps assez froid, neige, camping). Des rencontres, qui sans bouleverser une vie, élargit toujours un peu plus notre horizon et éventuellement, nos aspirations! On ne se souvient pas toujours des prénoms, mais ils nous laissent toujours quelques choses!

L’aventure ne se mesure pas à la distance parcourue ou au niveau de difficulté, mais au plaisir qu'elle procure, au souvenir que nous en garderons et aux nouveaux horizons qu'elle nous aura fait découvrir!

voila ;) tout ça à cause d'une phrase dans le livre « guide de la montagne ».... vous savez, le « gros livre rouge » ;)

vendredi 29 octobre 2010

Grimpe d'automne !

Nous partons grimper à la montagne d'argent cette fin de semaine. Nous sommes quatre et ça s'annonce frais. Et de plus, nous en profiterons pour faire du camping : je pense qu'il annonce en dessous du 0 cette fin de semaine.  On va s'habiller chaudement :)

Nous quittons Montréal à 9h00 Samedi matin et nous serons de retour dimanche en fin d’après midi ! La montagne d’argent se trouve à 143 Km de Montréal donc 1h45 environ.

On va faire de la moulinette, du sport et du trad mais on va grimper des cotes en dessous de notre niveau normal (genre 5.8, 5.9 max), car lorsque les mains touchent la roche froide, c'est difficile d'avoir une sensation efficace et sur laquelle on peut se fier !! :)

Avec un bruleur pour se faire du café, une corde et l'envie de vivre des moments tripants, c'est garanti : nous aurons une super journée.

Alors bonne fin de semaine a ceux qui restent, ils se reconnaitront... hein mylene ;)

vendredi 22 octobre 2010

Multi-pitch à 5 grimpeurs à Val-David ??!!



Une journée d’octobre à Val-David : il doit faire environ 10 degrés maximum. Sur la route il pleut, mais comme d’habitude, il ne faut pas trop s’en faire : assez souvent, la météo s’améliore et on passe une super journée.

Nous sommes 7 grimpeurs dont 2 grimpent en trad et ça nous tente de faire un multi-pitch. Direction Mont King. 3 ou 4 longueurs de niveau 5.7 (et moins) : ça ne serait pas si mal.


Finalement, les 2 filles font de la randonnée et les 5 gars (Eric, Brandan, Francois, Sébastien, Phil) décident de faire le multi-pitch en trad. Je fais le 1er pitch en lead. Assez facile, mais avec un passage délicat en trad. Je place au moins 2 protections, et pour la suite, une protection à chaque pied J. J’essaie de placer un max de nuts et d'excentriques. Je garde les mécaniques pour les endroits critiques.

Une cordée de 5, ce n’est pas une super idée. Nous avons assez de place pour 5 au relais, car ce sont des plateaux hyper confortables, mais nous attendons longtemps au relais pour que tout le monde grimpe chaque longueur. Le vent est assez fort alors on finit par geler ;)

Vers 13h, on mange sur le 1er plateau et la longueur suivante est leadée par François. Il commence à se faire tard… on prend ça plutôt relax. 2 petits passages délicats et François se fait plaisir. Il installe un relais sur coinceurs!! 4 coinceurs je pense. Un beau relais!! Pas mal cool de pratiquer ça. Malgré un passage plus délicat, les coinceurs ont tenu le coup, même après plusieurs chutes. C’est du solide !!! J

Rendu au 2e relais, nous manquons de temps (la nuit tombe à 18h environ). Je commence tout de même la 3e longueur et je m'aperçois qu'elle est plutôt longue. Nous décidons donc de redescendre en rappel.
Une fois tout le monde en bas, nous classons notre matériel tout en buvant un bon café, une soupe ou un chocolat chaud. Une petite période de photos et nous prenons le chemin du retour.

Une super belle journée d’automne en très bonne compagnie ;) Une première expérience en multi-pitch ;) À refaire sans contredit.

Phil