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vendredi 29 avril 2011

Pas une "queue de cochon" mais un ...

moulinox ou une "tête de bélier". C'est le vrai nom de se drôle de truc que l'on trouve en haut de certaine parois. Il existe par contre des queues de cochon mais pour les Via Ferata, ce sont des points de renvoie ou de progression.





Noeud de sangle - 2ieme partie

Bon, après vérification, recherche et feedback d'une personne experte (merci ;) ), les sangles tubulaires peuvent être fermées avec un nœud de sangle. Par exemple, Beal suggère cette méthode sur son site web. Il faut par contre s'assurer de laisser un 10 cm au moins sur les brins dormants (à la sortie du nœud). Voici un lien vers la notice d'utilisation de sangle BEAL

Un super site a venir

Je viens de voir que André Laperrière a lancé un site afin de rendre disponible a tous le résultat de ces tests sur relais, nœud, etc... Il a fait plusieurs présentations au MEC par exemple sur les relais : super intéressantes!!!! Encore beaucoup de sections en construction, mais la section nœud vaut le détour !! Il faut un presentation le 19 Mai au MEC de Montreal. Plus de détails ici

L'adresse du site http://www.grimper.ca


André Laperrière

mercredi 17 novembre 2010

La sérénité est-elle un fantasme ?

Je grimpe en premier de cordée à l’extérieur depuis quelques mois, en apprenant sur le tas. J’avais acquis pas mal d’informations dans des livres, en discutant avec d’autres grimpeurs et il faut dire que dans mes pratiques, j’avais un coach aux pratiques très sécuritaire (merci François ;) ). Je pense que ma grimpe la plus forte en premier de cordée à l’extérieur est 5.9. La saison extérieure de grimpe se finissant petit à petit, j’ai fait le cours de premier de cordée chez Allez-Up. Je voulais, évidemment, pouvoir grimper en premier de cordé à l’intérieur, mais aussi parfaire mes connaissances sur ces techniques de grimpe et je ne le regrette pas. J’ai appris l’importance (et la difficulté) d’assurer correctement en premier de cordée. J’ai pris conscience de l’importance d’être un assureur vigilant. L’assureur doit réagir de la bonne manière et au bon moment (pas trop tôt, pas trop tard), en cas de chute. Évidemment, il devra stopper la chute, mais il devra aussi le faire de la façon la moins douloureuse pour le grimpeur. Faire attention de ne pas « sécher » (stopper de façon brusque) le grimpeur dans sa chute. Comme grimpeur, on apprend lors de ce cours, les bonnes manières de grimper en lead, les erreurs à éviter (Z-Clip, Back-Clip par exemple, quand mousquetonner la corde, etc.). Je dirais que ce cours m’a ouvert les yeux sur beaucoup d’aspects de la grimpe en premier de cordée que je n’avais pas réalisés en pratiquant à l’extérieur. Autrement dit, je trouve que le cours a joué son rôle de transfert de connaissance technique (le comment), mais également sur les raisons de ces techniques (le pourquoi).

Fort de ce bagage, et après 2 sessions de grimpe à l’intérieur, les apprentissages sont nombreux. La technique (le comment) prend la place qu’il se doit. On l’utilise à tout moment et les gestes finissent par devenir automatiques. Il est donc très important de faire les bons gestes dès le début. Le mental est un autre aspect qui revêt une énorme importance. Il est à mon avis, et avec ma courte expérience, une source possible de gros problèmes et des meilleurs enseignements. Il est important d’avoir un temps de réflexion après une grimpe (autant comme assureur que comme grimpeur). Parler ensemble de ce qui a bien et moins bien été. Tout cela dans le but de s’améliorer et de faire de nous de sages grimpeurs ;)

Après quelques sessions de grimpe, je dirais que le mental a été notre source d’enseignement la plus intéressante. Vous pourriez me dire « le mental, c’est bien beau, mais après tout, la grimpe n’est que question de capacité musculaire, non ???? » Pas vraiment !!! (J’aime le ton de cette phrase ;) ) Et voici un exemple : je suis dans la 5.9 du mur de premier de cordée. C’est la voie la plus simple sur le mur en devers réservé au premier de cordée. J’ai envie de faire cette 5.9 sur le mur de lead car, chez Allez-Up, c’est comme grimper le Mont Washington ;)… Il y a aussi, sur ce mur, plusieurs ‘Mont-Blanc’ et quelques ‘Everest’ ;). Donc, je suis sur ma 5.9 avec un gros devers et je suis proche de la 5e dégaine. Je sens que mes bras sont pompés, mais surtout je suis nerveux. Peut-être la nouveauté; on regarde ce mur de loin quand on commence à grimper chez Allez-Up, en se disant que ce n’est pas encore pour nous. En tout cas, le fait est que là, je suis dedans : accroché à mes prises avec quelque chose qui ressemble un peu à l’énergie du désespoir ;) !!! Je sens que ma grimpe dans cette voie risque de se terminer bientôt. Pour atteindre ma 5e dégaine, je dois monter encore plus loin, m’engager un peu plus, risquer une plus grosse chute. Et quel est mon réflexe? Je reste dans la situation qui me semble la plus stable; l’endroit où je me trouve (légèrement au-dessus de ma 4e dégaine). Je prends 3 - 4 secondes pour évaluer la situation. Je me fatigue ;). Je dois passer à l’action rapidement. Je me décide et je prends beaucoup de mou sur la corde, car je suis loin de la 5e dégaine. J’ai les jambes qui tremblotent et je sens mes forces m’abandonner. Je suis maintenant dans une situation délicate; j’ai beaucoup de mou sur la corde et je dois absolument mousquetonner. Je deviens nerveux. Dans ce genre de situation, on se doit de réussir, car chuter à la 4e dégaine avec beaucoup de corde, c’est comme chuter à la 3e (voir la 2e) dégaine. C’est vraiment pas une bonne idée. Et avec 40-50 livres de différence avec mon assureur, c’est encore moins une bonne idée (je devrais peut-être engraisser mon assureur, hum, je vais y penser ;) ). Finalement, je finis par mousquetonner ma 5e dégaine, mais nous avons tous les deux eu des sueurs froides. Je suis conscient des risques que j’ai pris. Mon assureur, au moment où j’ai beaucoup de mou, ne peut pas faire grand-chose pour s’assurer que je ne touche pas le sol en cas de chute.

Comment éviter cette situation? Une réponse serait : en suivant les enseignements du cours qui dit que l’on devrait avoir la dégaine entre les yeux et les hanches pour mousquetonner. Une autre réponse pourrait aussi être : savoir reconnaitre quand nous devrions arrêter une grimpe (à bout de force, une difficulté vraiment trop grande pour notre technique). Je voulais avant tout, avoir une chance de finir cette voie, mes motivations peuvent être dangereuses si elles me rendent aveugle aux dangers.

Il faut rester lucide en tout temps afin d’être capable d’analyser la situation dans laquelle nous sommes et/ou nous allons nous retrouver. Si on s’aperçoit que nous prenons des risques, il est important de savoir prendre un temps de réflexion (se mettre à sec). Parler de la voie avec notre assureur, avant  et pendant la grimpe, est également une bonne idée : reparler des enseignements des dernières grimpes, raviver des souvenirs plus ou moins glorieux nous rappellera qu’elles sont les limites que nous ne devrions pas dépasser, de communiquer nos intentions afin que notre assureur puisse mieux se préparer.

Dans une de mes premières grimpes en premier de cordée, j’étais dans une 5.7 avec des prises placées de façon très étrange pour moi et j’y étais très inconfortable. En fait, j’avais une réticence à m’engager dans une portion que je savais « pas naturel pour moi ». Et je me suis demandé ce que je pouvais faire pour résoudre mon problème. En faite, je devais me forcer à chuter, car ma peur de tomber était la raison qui m’empêchait de m’engager. Pourtant, lors du cours de premier de cordé, nous avons pratiqué les chutes sans que cela me dérange. Et plus la chute est grande et plus elle est exaltante ;) Je pense donc que, ce qui me manque, est l’habitude de ‘voler’, avoir confiance dans la chute (et ce n’est pas celle en mon assureur qui me fait défaut, car j’ai déjà pleinement confiance ;) ). Donc j’ai dit à mon assureur François que j’allais grimper jusqu’en haut de la voie sans mousquetonner la dernière dégaine et chuter. Je voulais vaincre ma réticence à chuter, afin qu’elle passe, que cet acte devienne banal. Je l’ai fait 2 ou 3 fois et depuis, je le répète au moins une fois à chaque séance de grimpe (sur un mur vertical, pas un devers). Je suis sûr qu’à la longue, cet exercice me permettra d’augmenter ma confiance envers les chutes et me permettra de m’engager dans des sections difficiles avec confiance et sérénité et c’est, je pense, un préalable si je veux pouvoir aborder des voies plus difficiles en premier de cordées.

Et j’en reviens au titre de ce billet : « La sérénité est-elle un fantasme ? » J Nous verrons bien !!


vendredi 12 novembre 2010

Avoir raison d'une corde avec un morceau de ficelle ;)

Je viens de trouver sur internet une façon de couper une corde d'escalade sans couteau. Étant perplexe, j'ai décidé de l'essayer.

La procédure est simple et, il faut l'avouer, particulièrement efficace : on prend un morceau de ficelle assez grand (car sinon il chauffe et se brise avant la corde) et on lui fait faire un mouvement de va-et-vient sur la corde. Après 10 secondes, montre en main, la chaleur dégagée par le frottement fait fondre les fibres et la corde est coupée.

Voici donc la vidéo faite maison ;)


Et en plus, la coupe est très propre :



Et maintenant, imaginons que l'on descend très rapidement en rappel sur la corde et que l'on s'arrête brusquement, la chaleur emmagasiner dans le système de freinage (ATC) est-elle assez intense pour faire fondre la corde?

Après un peu de recherche, il y a effectivement des avertissements sur le site de BEAL par exemple :  
Eviter les descentes trop rapides en rappel ou en moulinette qui peuvent brûler la corde et accélèrent l’usure de la gaine. La température de fusion du polyamide est de 230° C. Cette température peut être atteinte lors de descentes très rapides.


Quelques points de fusion pour des matériaux utilisés en escalade :

  • Polyamide (Nylon) : 230 degrés
  • Polypropylène  : 160 degrés
  • Dyneema : 145 degrés

mercredi 27 octobre 2010

Une lecture intéressante !


Le site de l'école nationale de ski et d'alpinisme contient une section Laboratoire d'essais : elle contient des informations vraiment intéressantes sur le matériel d'escalade et sur les pratiques des grimpeurs.

Ils décrivent les normes (ex : pour les cordes, les harnais, coinceurs, etc...) et référencent des articles (ex : Vieillissement des cordes, Bien choisir sa corde).

Et en passant, saviez-vous que la formation de Guide en Haute Montagne en France coute 11000 $ Can ?

Bonne lecture !


lundi 25 octobre 2010

Cours de lead chez Allez-Up


Je grimpe en lead depuis quelque temps à l'extérieur, mais l'hiver arrive à grands pas et j'ai envie de pratiquer le lead à l'intérieur. J'ai donc complété la semaine dernière, le 1er cours de lead chez Allez-Up.


Mes amis grimpeurs ont déjà leur accréditation lead. J'ai donc donné mon nom chez Allez-Up qui propose de jumeler des gens qui désirent faire le cours. Pour trouver un partenaire, il est essentiel que la différence de poids n'excède pas 30 livres.


Le cours, d'une durée de 5 heures (en deux séances), est suivi d'un test d'accréditation. Le 1er cours couvre tout le côté « théorique » (technique d'assurage, comment clipper la corde dans les dégaines, parer le grimpeur, position de l'assureur, passage de la corde, etc.). Le 2e cours couvre l'assurage dynamique ainsi que des pratiques de grimpe et de chutes. Il est à noter que ce cours ne couvre pas les techniques de grimpe en lead à l'extérieur.


Donc voici comment une grimpe en lead se déroule :


1- Bien vraquer la corde pour éviter qu'elle s'emmêle. 
2- L'assureur passe la corde dans son système d'assurage (ATC) et le grimpeur s'encorde sur le bout de corde.
3- L'assureur et le grimpeur se vérifient mutuellement (mousqueton fermé, noeud d'encordement bien fait).


Note : le brin qui sort du noeud en huit doit être d'une longueur de 1 main et demie (maximum). Cela évite que le grimpeur clippe ce bout de corde dans une dégaine  :(
Note : le noeud de chaise peut également être utilisé à condition de faire un double-pécheur afin de le bloquer.


4- Le grimpeur doit vérifier que les dégaines sont bien placées (vers le bas, porte d'ouverture du mousqueton vers le bas)


5- L 'assureur déroule suffisamment de corde pour permettre au grimpeur de rejoindre la 1ere dégaine sans être obligé de « donner » de la corde.


Note : l'assurage doit se faire via un ATC pour la première année ou un Grigri par la suite. Le grigri ne peut être utilisé qu'à condition que son fonctionnement n'ait été expliqué par un employé d'Allez-Up. Une mauvaise utilisation du grigri peu donner des situations dangereuses (par exemple, si l'assureur, dans un moment de « panique » prend le grigri à pleine main, celui-ci peut s'ouvrir et provoquer la chute du grimpeur).


6- L'assureur prend place pour parer le grimpeur à une distance qui lui permettra, en cas de chute du grimpeur, de l'aider à tomber sur ces 2 pieds. L'assureur doit placer ses mains, vers le haut, à la hauteur des hanches du grimpeur tout en tenant le surplus de corde entre ses pouces.


7- Lorsque le grimpeur a réussi à clipper sa corde dans la 1ère dégaine, l'assureur se place à gauche ou à droite du grimpeur, le long de la paroi : ceci permettra, en cas de chute du grimpeur, d'éviter que ce dernier ne tombe sur l'assureur. L'assureur doit, pendant qu'il se place le long de la paroi, avaler le mou de la corde.


8- Le grimpeur s'assure de clipper la corde dans la dégaine en évitant :


a) de Z-clipper : prendre le brin de corde en dessous de la dernière dégaine clippée et le clipper dans la dégaine suivante.
b) de back-clipper : la corde doit partir de l'assureur, passer entre le mur et la dégaine puis sortir vers le grimpeur. Ceci évite que dans certaines situations particulières, la corde sorte de la dégaine.


Note : le grimpeur doit s'assurer que la corde ne passe pas derrière sa jambe ou son talon ou toute autre façon qui pourrait faire en sorte que si il tombe, la partie inférieure de son corps ne se prenne dans la corde car cela pourrait provoquer une rotation du corps et le projeter, tête en bas, sur la paroi.


9- L'assureur doit vérifier que le grimpeur respecte toutes les règles ci-dessus, et doit avertir le grimpeur si une erreur survient. Il doit communiquer avec le grimpeur sur les risques éventuels dont il est témoin. Il doit également s'assurer de laisser en tout temps un leger mou dans la corde afin d'éviter que le grimpeur ne soit tiré vers le bas lors de la grimpe. Mais il doit également s'apprêter à donner du mou afin de permettre au grimpeur de clipper la corde dans la prochaine dégaine.


10- Lorsque le grimpeur a clippé la 2e ou 3e dégaine et que le risque de « tomber » sur l'assureur est écarté, celui-ci peut se positionner à une distance d'un pas en face de la paroi, directement sous le grimpeur. Dans le cas d'une chute du grimpeur, l'assureur sera projeté vers la paroi et il devra être capable de mettre ses pieds en avant afin d'éviter d'être projeté sans contrôle sur la paroi.


La suite au prochain cours...

Pratique / clinique d'auto-sauvetage Chamox le Dimanche 14 Novembre a Montreal

Pour les intéressés, Chamox organise une clinique d’auto-sauvetage le Dimanche 14 Novembre  au CEPSUM de l’Université de Montréal.

Plus d’info a l’adresse suivante : http://www.chamox.com/nouvelles.htm#12octobre2010


Kit de départ pour le trad



On se demande combien ça coute de grimper en trad. À date, je dirais qu’il y a le cout de la formation + l’équipement.


La formation coute 200 $ pour 2 jours par personne (avec Chamox). Elle couvre le placement des coinceurs, sauvetage au premier de cordée, l’assurage par le haut et bien sur, le placement des protections avec quelques pratiques.

En terme de matériel, moi & François avons acheté un kit de base commun (Nuts, Mousquetons, Decoinceur, Porte matérielle, Excentrique) puis quelques morceaux que nous avons acheté chacun de notre cote (Mecanique, Tricams). Donc, ensemble, nous sommes capables de faire un rack plutôt intéressant!

Voici, à ce jour, ce que j’ai acheté :

Description
Prix avec taxes
Adresse WEB
1 Kit de 13 Nuts Omega
90 $
10 Mousquetons Omega
70.50 $
1 Kit de mécanique Metolius
Taille 00, 0, 1, 2, 3, 4.
258 $
4 Tricams
Taille : 0.5, 1, 1.5, 2
98 $

1 Decoinceur Wild Country
16 $
2 Sangles (longues dégaines)
10 $

2 Excentriques
Taille 8 et 9
27 $
1 Porte matérielle
25 $
Total
594 $


Voici, à ce jour, ce que François a acheté :



Description
Prix avec taxes
Adresse WEB
3 Camalot Black Diamond (0,75, 1 et 2)
208 $
décoinceur wildcounty
15 $
14 mousquetons Black Diamond Neutrino
107 $
porte matériel
30 $

1 kit de nuts Omega 
90 $
2 sangles de 60 cm
10 $

2 sangles de 120 cm
15 $

2 master cam de Metoluis
Taille 3 et 4
130 $
2 Excentriques

Taille 7 et 10
28 $
Total
633 $


  
PS : Il faut bien sûr un ensemble de 10 dégaines environ.

Donc quand François grimpe (ou moi), on complete notre rack avec le rack de l'autre. En comptant le cours plus les coinceurs, ca represente un investissement de 1100 $ :) (avec un rack complet).


....mais il ne devrait jamais y avoir de gène a ce faire plaisir ;)



 

vendredi 15 octobre 2010

Premier pas en Trad

Le mecanique de Omega

Un mécanique qui sort des sentiers battus : le Link Cam. Il a un axe, mais 2 articulations ce qui permet d'avoir une couverture d'ouverture plus grande ;) Il existe en 4 tailles et est disponible chez Le Cordee

Et le voici en action sur cette vidéo.